Je tourne une page

En certains points, ce blog ne me correspond plus : je change, j'évolue.
Malgré les changements d'habillages, les articles modifiés à maintes reprises, je déménage comme dirait l'autre.
Je crois avoir besoin de prendre un nouveau départ, et pas seulement dans la toile de skyrock.
Néanmoins, j'essaierai de répondre aux commentaires ( si tenté qu'il y en ait ).
# Posté le lundi 30 juin 2008 16:50
Modifié le mardi 01 juillet 2008 04:09

> JE VEUX ET J'EXIGE UN PAROXISME PASMODIQUE ET D'EXQUISES EXCUSES. <

> JE VEUX ET J'EXIGE UN PAROXISME PASMODIQUE ET D'EXQUISES EXCUSES. <

Je veux ...

Faire autre chose que pleurer
Arrêter de subir
M'exprimer
Rire
Hurler
Me sentir complètement ivre
Boire à en jerber
J'ai envie de vivre
Passer sur toutes les futilités
Partir dans un rêve
Ne plus rien contrôler
Faire une très longue trêve
Voyager si loin qu'on pourra plus me retrouver
Avoir des pouvoirs
Et brûler ceux qui m'ont trop blessée
Puis voler au-dessus de la mort et du désespoir ...

Simplement m'en aller



MusIque
BlOg
FiLm
# Posté le samedi 21 juin 2008 06:14
Modifié le mardi 24 juin 2008 05:57

FUCK PREJUDICES

 FUCK PREJUDICES
On, ce sont les personnes qui nous jugent pour se sentir supérieur, pour ne pas désespérer sur leur cas, pour penser qu'il existe bien pire et que finalement on a de la chance d'être à la place où on est, d'être le chasseur et pas le chassé. Il faut le dire : quand on juge, c'est que l'on n'est jamais certain et n'a aucune confiance en eux. On n'a aucun repère alors on nous classe en nous mettant des étiquettes au premier coup d'oeil comme des produits dans les magasins de grandes distributions. On rit de ces étiquettes mais pas parce qu'elles sont idiotes, on se moque de certaines personnes comme si la différence nous rendait sans coeur et insensible, on se moque de ces produits de supermarchés. Ces produits peuvent être des livres de Freud, les disques de musique country, une boîte de préservatifs, des tampons, du lait d'amandes : des produits pouvant sembler peu communs, originaux, des produits qui ne sont pas tolérés par les esprits refermés, comme ceux qu'on peut très bien montrer grâce à son étroitesse d'esprit. On préfère ressembler à tout le monde et de rire de ceux qui s'affirment comme personne.On nous blesse, on nous détruit, on nous fait mal. Mais on s'en fiche car on se croit fort.
On, c'est parfois nous, c'est parfois soi.
# Posté le lundi 16 juin 2008 15:22
Modifié le mardi 24 juin 2008 08:20

Maman ...

Maman ...
C'était un dimanche matin du mois de juin. Je lisais une vie de Guy de Maupassant. Jeanne, le personnage principal, venait de perdre sa mère. Elle resta au chevet de la morte, comme on reste au chevet d'un malade en espérant qu'elle revienne à la vie, en priant pour son voyage dans l'autre monde, en se remémorant les tendres souvenirs, les mots, les gestes qui venait de " petite mère ".
Le coeur plein de larmes et avec l'idée que ma mère ne sera pas toujours là, je décidai d'aller retrouver ma mère dans le salon : je savais où je pouvais la trouver. Assise sur le canapé en tenue décontractée,elle regardait à la télévision " les boeufs carottes ", une série policière française . Elle ne prêta pas trop attention à moi : il m'arrive d'être un vrai courant d'air quelques fois. Il y avait une couverture pliée sur le bord du sofa et comme il faisait frais je me suis couverte et allongée dans la position du foetus, la tête sur les genoux de ma mère face boeufs carottes. Elle posa le coude sur mon flanc et une main tendre et tiède sur mon front. Je fis bouger ma tête en essayant de faire bouger sa main douce et me créer quelques caresses. Elle était prise dans son film, le regard fixé sur l'écran. Parfois, je sentais les secousses de son rire strident le long de mon corps. Il lui arrivait de répéter quelques répliques qu'elle trouvait comiques. Je tournai, toujours dans la position du foetus le dos aux boeufs carottes qui paraissaient plus intéressants que moi. Alors ma mère cala son coude contre mon genoux et remit sa main contre mon front.
J'illustrai mes gestes de la tête par des mots : " Fait calinou ". Depuis que j'étais petite, je disais cette phrase à ma mère pour les fois où je voulais des caresses et, souvent, j'obtenais satisfaction. Elle m'adressa deux longues et douces caresses et reposa sa main lasse. Elle demanda à voix haute : " Mais qui l'a tué à la fin ? "
Je fermai les yeux et repensa à Jeanne, à sa tristesse, à tout ce que sa mère avait fait pour elle. Je réfléchissais à quel point j'avais besoin de ma mère et de son écoute mais aussi de sa confiance, d'autonomie. Deux larmes chaudes roulèrent sur mes joues. Je les chassai.
Pendant ce temps, elle riait : " Dans un cimetière ! Dans un cimetière ! " et ajoutait " Mais quel est le tordu qui a fait ça ? "
Je tentai un seconde approche, essayant de tenir tête aux boeufs carottes : " Maman, fait calinou "
Elle baissa la tête et me caressa le front toujours plus douce et puis sentit quelques choses sur mon front, elle ôta ses lunettes et se pencha. Elle me gratta, pinça, tritura, tortura, enfonça ses ongles et me déclara : " Tu as un point noir ". Je crois que ça veut dire " je t'aime ".
# Posté le dimanche 08 juin 2008 09:38
Modifié le mardi 24 juin 2008 08:10

Je crois en la musique comme d'autres croient aux contes de fées. _ August Rush

Je crois en la musique comme d'autres croient aux contes de fées. _ August Rush
Quand rien ne semble aller, lorsque la réalité est trop lourde à supporter, pendant que l'on se sent seul et ennuyé, vide, que ce néant au fond de nous repousse toute la joie et la bonne humeur aux alentours, qu'il y a des larmes à pleurer et des mots à dévoiler,que la tête tourne tellement qu'il est difficile de se situer de se retrouver, mais aussi quand tout va et que tout le monde il est beau, il est gentil, elle est là : la MUSIQUE.
La musique est partout autour de nous sans qu'on l'aperçoit. Elle est dans les sac en plastique,dans les branches des arbres, dans le bourdonnement d'une abeille, dans les champs où vivent les cigales pleines d'été, dans le sifflement d'un homme heureux, dans les murmures d'une femme amoureuse, dans les pleurs d'une fille en deuil, dans les rires d'un enfant.
Des sons graves pour les personnes en manques de tendresse, des sons à dorloter, à faire rêver, des sons plus aigus pour ceux emplis de tristesse, des sons à pleurer et à crier, des sons à en faire vibrer le coeur. Des rythmes plus ou moins saccadés, détachés, des rythmes qui emportent, qui révoltent, des rythmes plein de nonchalance et de rien, de gros silence, des rythmes qui bercent, qui donnent envie de voyager, des rythmes sensuels, des rythmes explicites à en faire vibrer le corps. Et parfois des paroles, des mots d'amour, de haine, de joie, de peine, des mots pleins de silence, ou de trop long discours, des mots simples déclarés par les plus romantiques troubadours, des paroles plus fortes que les " je t'aime " , des paroles à en faire vibrer l'âme.

MusIque
BlOg
Film
# Posté le jeudi 05 juin 2008 12:24
Modifié le mardi 24 juin 2008 08:14